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*Pas très loin de la Fosse du Dôme,un sentier se dirige vers une sombre forêt.Vous marchez pendant quelques temps puis vous arrivez à un temple maléfique.A l'intérieur,derrière l'autel,des escaliers descendent profondément sous terre,et vous mènent à une immense pièce:la salle de cérémonie.De chaque côté,des portes mènent à d'autres salles.Il y a une pièce remplie de tombeaux:le cimetière des prêtres et la résidence de quelques vampires.Il y a une pièce pour se recueillir,prier et se confesser.Et enfin à gauche,il y a pièce pour les orgies ou relations en tout genre...elle comporte aussi un coin où tout le monde poura se rafraîchir le gosier en échange de payements de diverses natures...*
Venez,je vous en prie,dans ce sanctuaire que j'ai découvert il y a peu de temps,lors d'une de mes "chasses".Vous pourrez y faire presque tout ce que vous désirez...
*il y a peu de temps fut découvert un second sous-sol,une salle de cérémonie dédiée spécialement à Dorenovia.derrière une statue se trouve une porte menant à un jardin,baigné d'une lumière surnaturelle,bleutée.Dans ce jardin se trouve une cascade de sang et un lac de sang.La source de la cascade démarre de la bouche d'une immense statue de Dorenovia.la voûte représente un ciel étoilé.des succubes,démones et vampires s'ébattent dans ce jardin.Dans le lac nagent des sirènes aux queus de poissons rouges,aux chevelures noires ou rouge,et aux yeux de la même couleur.Ce sont tous des fidèles de Dorenovia*
*ATTENTION:ce dernier niveau n'est accessible qu'aux créatures du mal,comme les vampires,sucubes et autres enfants des ténèbres.pour les autres,un portail magique se dressera devant eux,les empêchant de passer.*
Edité par Aérie le 17/12/2004 à 21h31:exploration des cryptes
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Discussion liée :
2114 messages, dernier de Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15) le 23/09/2008 à 10h52
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#1981
Nalar (Apprenti Sorcier | niveau 9)
le 05/09/2006 à 11h51
*Nullement surpris de l'apparition s'étant glissée devant l'entrée en dissimulant la lumière extérieure,
que ses pensées attendaient avec crainte, Myrtion répond à celui dont il a reconnu la voix.*
Ah, vous voilà enfin ! Je suppose que c'est à vous que je dois de m'être éveillé dans ces lieux.
*N'attendant pas réellement de réponse, et n'en obtenant pas, il poursuit.*
Je crois que nous avons à parler des événements qui nous ont rassemblés il y a peu.
J'ai ici un journal écrit par l'un des savants qui ont participé à ce sinistre complot.
Tenez, peut-être y trouverez-vous quelque chose qui vous paraitra familier.
Pour ma part, je n'y ai pas distingué d'élément concluant.
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#1982
Myrtion Plum'mol (Maître Ménestrel | niveau 15)
le 05/09/2006 à 14h20
*Prend le carnet avec précaution. Y jette un regard suspicieux qui, au bout d’un cours instant, vient glisser sur le visage du gnome.*
Mmm… Oui… Le misérable qui a osé m’importuner de la plus désagréable manière qu’il soit… Je suis prêt à reprendre la traque avec vous jusqu’à ce que cet importun soit justement punit. Pas que je déplore ce genre de recherche mais juste que je n’apprécie guère qu’on les essaye sur moi. Je pense que la compagnie de la semi-elfe pourrait nous être utile. Même si je déplore ses penchants religieux, je dois reconnaître qu’elle a fait grosse impression sur nos amis et que cela peut devenir un précieux atout dans d’éventuelle complication. Savez vous où pouvons nous la trouver ?
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#1983
Nalar (Apprenti Sorcier | niveau 9)
le 05/09/2006 à 16h41
Je ne sais pas où nous pourrons la trouver, mais je doute que nous ayons réellement besoin d'elle dans un premier temps.
Il va tout d'abord nous falloir rechercher quelques informations sur cette organisation dont nous ne savons, il faut bien l'admettre, presque rien.
Il me reste quelques affaires à traiter ici, mais je vous propose de me retrouver dans deux jours au temple d'Ekleptys.
Ce sera un bon endroit pour y démarrer nos recherches.
*Sur ce, le gnome contourne son interlocuteur et prend la porte, ou plutôt passe l'entrée des cryptes pour se diriger vers Duurune.
Au passage, il remarque qu'en effet, le soleil est bien bas, mais pas dans la bonne direction. Encore une farce destinée à l'effrayer sans doute,
comme si cela était necessaire.*
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*un éclair frappe le sol. Pyrithe se matérialise au point d'impact en gromellant. Comme toujours, la fumée engendrée par la téléportation le rendait irrité,et il le faisait savoir haut et fort*
*il se déplaca ensuite pour atteindre la salle de cérémonie.*
mmhhh... Pour une telle demande, cette salle n'est certainement pas appropriée. Je dois atteindre le second niveau.
*derrière une statue de démone, Pyrithe ouvre la porte pour descendre un escalier de pierre. Au fond, à l'arrivée du visiteur, un portail magique semble s'élever du sol, pas d'autres moyens que de passer en son milieux.*
Bien, si Dorenovia me tend toujours les mains, alors elle me laissera passer. Je pense que je peux essayer sans craintes.
*Pyrithe avance d'un pas sur, mais il transpire et tremble légerment. Une fois devant, il plonge son pied à travers le flux magique. Rien ne se produit. Il s'immerge alors à l'interieur. Dans le flux magique du portail, les couleurs passées tournoies et donnent des maux de têtes de plus en plus prononcés au discilple de Celnystra. Alors qu'il commence seulement à appercevoir l'autre coté, il est soulagé. Une créature rentre alors dans le portail, en face de lui, venant du second niveau.*
Créature: Bienvenue disciple... cela fait bien longtemps que tu n'es pas venu en ces lieux. Peut être que Lilith te manques pour y venir??
Je ne sais pas, il est vrai que Lilith ne passe plus. Mais je désires accéder à l'hotel de Dorenovia, afin d'effectuer un sacrifice en son honneur. J'ai une requête à lui demander. Lilith m'a jadis dit qu'elle me tendait les bras, alors je dois la contacter.
Créature: ah ah ah... tu crois qu'un être aussi insignifiant que toi peux entrer impunément dans le lieux le plus malsain d'Yria, dans le lieux le plus gardé des sanctuaires du mal?? Tu ne passeras, ton coeur n'est pas assez noir. A notre niveau, il fait pâle figure, si je puis ainsi jouer sur les nuances. Il est à peine teinté de gris. Tu ne passeras pas seul cette barrière.
*les couleurs tournoyantes du flux magiques se materialisent pour former des liens dans le dos de Pyrithe. Ces liens attrappent Pyrithe et le maitienne contre une paroie. La créature, visiblement une sorte de succube ou de démone, flagelle le disciple avec adeur, semblant y prendre plaisir. Elle l'humilie en lui crachant dessus, puis lui fait subir des tortures affreuses. En sang et ayant perdu conaissance, Pyrithe est ejecté du portail, du coté du premier niveau. Il git à terre, dans une marre de sang*
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* Le silence s’est éternisé aux dernières paroles de Thaïs, et les bougies, une à une, se sont éteintes, marbrant de leurs lueurs d’ocre les murs sombres de la pièce, les ombres grandissent, s’étendent et se tordent, se voilent et se dévoilent en une symphonie funèbre. Des yeux de la fée, nul ne peut plus rien voir, car depuis longtemps ses paupières se sont fermées sur le vide abyssal de son regard, ou, peut être, par crainte d’y montrer aux inconscients les flammes de sang qui brûlent ses iris et gèlent toute forme de vie primaire ; et pourtant, son souffle, de minute en minute, s’apaise et se détend, prend doucement un rythme normal, comme vainqueur d’un combat acharné, muet, contre l’inertie du corps. Sa poitrine bandée de lin se soulève régulièrement, alors que les contours flous de son visage prennent leur teinte et leur forme finales, d’une sérénité confinant à l’indécence. Après tant de heurts et de cris, le calme, la paix, sont presque trop brutales, telle une bulle d’une opacité et d’une densité étouffante ; mais, les cheveux dénoués sur un oreiller moucheté de sang, la main gauche posée sur son cœur, tressaillant à chacun de ses soubresauts inconscients, réflexe qui devient éternel, si simple, si simple, Thaïs repose, au centre de la folie qu’elle a bâtie aux gémissements de son âme…Autour d’elle le monde peut bien mourir, puisqu’elle vit, peu lui importe les gens, la nuit envahissant les cryptes et le mal, si tant est qu’on puisse parler de mal…Peu lui importe qu’elle reprenne ses forces en puisant son sang dans un marais croupissant, dont elle définit elle-même les règles, les limites et la teinte moirée de l’eau…*
* A présent, elle ne joue plus à vivre, et à faire semblant. Elle est. Et compte bien le rester à jamais, au sein d’un univers recréé aux méandres et abysses de sa volonté…*
* Sa naissance est achevée.*
* Sa main se crispe sur le bras du vampire, et elle rouvre les yeux. Lorsqu’elle reprend la parole, d’un ton que la douleur physique liée à sa blessure rend plus assourdi que jamais, le vampire se recule inconsciemment, frappé par la dureté de sa voix, une dureté de marbre, les failles soigneusement camouflées, les fêlures comblées. Du moins, pour un temps.*
Vous m’avez sauvée, si ce terme peut s’appliquer à mon état, et je vous en saurais gré, Armand…Combien de temps s’est écoulé, je ne peux le dire, car chaque seconde m’a semblé une plaie de plus et chaque minute une seconde mort, mais, au-delà de moi-même, vous m’avez sauvée.
Le rituel, je dois l’avouer, est demeuré d’une efficacité redoutable…
* Thaïs grimace et porte une main à ses blessures, abandonnant le contact d’Armand, déliant progressivement le lien physique qui les unit, laissant glisser ses doigts délicats sur le drap tâché de son propre sang.*
Quant à vos douleurs, soyez assuré que j’en suis navrée, plus que je ne saurais jamais vous le dire, car à présent, Armand, mon monde se mêlera à votre esprit, et mes sens aux vôtres, et je sais trop quelles en seront les néfastes conséquences pour ne pas vous demander de m’en pardonner la triste existence…
* La fée, prenant conscience de sa quasi nudité et du piètre état de sa robe, se drape dans la soie et effleure les bandages maintenant serrés les bords de ses plaies mais, si elle a esquissé quelques minutes auparavant un sursaut de douleur, à présent ses yeux sont fixés sur quelque étrange point obscur et son visage fermé ne recèle pas la moindre émotion susceptible de renseigner sur ses plus intimes pensées. Elle tente de poser le pied à terre, mais son geste, empreint d’une grâce inconsciente et d’une rage mal contrôlée, d’une rage qui exsude des pores de sa peau pâlie par les épreuves passées, et celles encore à venir, la déséquilibre et elle se mordille les lèvres de frustration, alors que le vampire, mû par un sentiment incontrôlable, tend la main pour l’aider. Ce simple geste la remplit de désarroi, et elle se recule loin de la peau offerte, les épaules frissonnant légèrement. Ses cheveux retombent sur son visage, et elle reprend d’une voix plus sourde encore, presque un feulement*
Non, ne me touchez pas.
Ne me touchez plus jamais. J’ai eu trop à apprendre du contact des êtres vivants.
* Le silence retisse ses fils torves autour de la chambre, déchiré de temps à autre par les crissements de la soie sur le corps de Thaïs, et les pas hésitants sur les dalles froides, de la fée, des pas qui s’enhardissent rapidement, bien que sur les bandelettes de lin et de menthe sauvage, le sang recommence à peindre de pourpres arabesques. Enfin la fée achève sa ronde malhabile, le frôlement de sa robe improvisé effleurant le sol en caresses moites et douceâtres, et se retourne vers Armand.*
Si vous tenez à demeurer mon allié, si vous tenez comme je tiens à ce qui vient de se nouer entre nous, ne me demandez jamais de vous expliquer ce qui s’est passé, cette nuit, ce jour, je ne sais plus exactement à quel moment de l’univers nous sommes en ce moment, et si nous ne nous trouvons pas finalement perdu entre les mains de forces qui nous échapperont toujours. Des cryptes j’ai respecté la part d’ombre, alors, puisque je contiens ma propre obscurité, ne tentez jamais d’en percer le secret, le mystère, ou tout autre mot que vous pourrez lui donner.
Je vous en conjure, par ce qu’il me reste d’âme, ne tentez jamais de me cerner…j’aurais tellement de regrets à vous faire du mal, Armand, car vous avez été à mes côtés lors de mon éveil, sans haine et sans rancœur…
* Sur ces mots, Thaïs s’interrompt abruptement, semble sur le point de dire quelque chose, mais les mots n’atteignent pas ses lèvres et elle redresse les épaules, imposant à son corps meurtri une pose contraignante, les muscles endoloris sous la pression hurlant leurs signaux de détresse à son esprit embrumé par des milliers de sensations diverses…Il faudra qu’elle s’y habitue, comme elle a déjà compris le mécanisme de la respiration et de la marche. Oui, il faudra que je me conditionne, encore, et encore, jusqu’à n’être plus que le reflet de cette puissance qui gronde en moi, qui a longtemps brûlé ton âme, Thaïs, et qu’à présent, je te reprends, comme je t’ai repris ta vie, ou ce que tu appelais ta vie… Tu seras bien mieux endormie, nichée dans tes rêves et tes soupirs calfeutrés, quand le moment viendra de payer…*
* Les pas de la fée s’éloignent dans les cryptes, et sa silhouette errante, bientôt, se profile à l’horizon d’Yria, s’appuyant, de temps à autre, aux détours des murs de granit et de pierres, en pauses bienvenues, sous le linceul d’étoiles pâlissantes aux reflets du jour*
Edité par Thaïs Erin le 12/09/2006 à 22h36
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bonjour
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#1984
Myrtion Plum'mol (Maître Ménestrel | niveau 15)
le 06/09/2006 à 20h28
bonjour myrton je cherche un emploi et je pensait vous demandé si vous l'acepté de travailler dans votre boutique
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myrtion*
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*Se heurtant aux murs érigés d'une Folie ancestrale, grandiose, fascinante, abjecte, délicieusement immonde, titubant sur un chemin qui n'était pas le sien, perdu dans ce monde de Chaos autant que l'était l'amère et la cruelle réalité, il fallait qu'il échappe à cette macabre farce. Au secours, il sombrait dans les eaux putrides et marécageuses de ce passé, dans ces griffes de ténèbres et de désespoir, hagard, tel le spectre à la frontière de trois mondes qu'il était devenu pour qui sait combien de temps. Armand avait laissé partir Thaïs sans un mot, complètement dépassé par la situation, ne cherchant même plus à comprendre, à réfléchir ne serait-ce qu'un infime instant sous peine de plonger irrémédiablement dans une Démence totale et qui l'entraînerait les Dieux seuls savaient où. Errant au gré de sons, de lueurs cristallines, le vampire se souvenait à peine où il se trouvait. Envahi par tous ces souvenirs si distincts et confus en même temps quand il s'était retrouvé seul, le maître de musique laissait ses pas le diriger comme s'ils étaient dotés de leur propre conscience... jusqu'à ce qu'il bute sur quelque chose. Ou plutôt quelqu'un, à proprement parlé. Reprenant quelque peu ses esprits, le chanteur découvre alors avec stupeur Pyrithe effondré sur le sol, dans une marre de sang de surcroît. Rho, c'était pas son jour décidément: quand est-ce que les gens comprendraient qu'il n'avait aucun talent d'infirmier?
Hellant un prêtre, il lui demanda de s'occuper du disciple en le soignant du mieux qu'il pouvait avant de le transporter dans la chambre la plus proche, l'escortant par la même occasion. Heureusement pour le futur magicien, la créature de la nuit rencontra sur le chemin une prêtresse de Shariva, le premier adorateur vénérant Dorenovia et étant plus adepte de tortures diverses et variés que de sorts de soins ou cataplasmes. Veillant sur l'elfe tandis que la jeune femme le remettait petit à petit en meilleur état, Armand se demandait ce qu'il avait pu se passer pour que le fiancé d'Elda se retrouve dans une telle situation. Encore des questions qui s'accumulaient alors qu'il avait si mal au crâne, pris de vertige tandis que des images floues se mêlaient à ce que sa vision transmettait à son cerveau tortueux...*
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#1990
Aérie (Troubadour Royal | niveau 12)
le 22/09/2006 à 21h16
*recouvrant ses esprits, Pyrithe se reveilla sur une table sale et couverte de sang, son sang.*
*dans le brouillard, il ne reconnu qu'Armand, ou Aérie. Un personnage aussi torturé n'était pas clairement facile à définir dans le niveau de conscience dont il souffrait.*
Aérie, ma chère Aérie, je te remercie, car je suppose que c'est à toi que je dois tout cela. J'ai encore abusé de ma confiance en moi. Le Démon gardien de la porte du sous sol m'a pulvérisé. Mais je t'en prie, je dois absolument accéder au sanctuaire de la Dame d'Ebène. Je ne suis pourtant pas assez mauvais... Aides moi je t'en prie.
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en réponse au message
#1991
Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15)
le 26/09/2006 à 15h36
*Surpris de se faire appeler ainsi, le chanteur répondit précipitamment:*
"Non non, moi c'est Armand. Je sais bien que la ressemblance est troublante, physiquement du moins, et vous ne serez pas le premier à vous tromper ou hésiter sur la façon de me nommer. Quoiqu'avec ces vêtements de l'autre monde, on ne sait plus qui est homme et qui est femme."
*He oui, avec tous ces évènements, le vampire n'avait pas eu le temps de se changer depuis la venue de la merveilleuse et énigmatique Thaïs, et arborait donc son costume de star du rock de la phase SF*
"Mais je dirige les cryptes au même titre qu'elle, et je pense que j'arriverais à m'arranger avec les charmantes dames qui séjournent derrière le portail pour vous laisser passer... humm... oui, ce doit être faisable sans payer de ma personne."
*Non pas qu'on lui courrait après, oh non: un être de nature et de sexe indéterminé dépendant à l'Art et aux substances hallucilogènes _sous forme de drogue de préférence_ avec un air de parfait illuminé, en outre, ne réveille les pulsions de personne. Du moins personne qui ne soit normalement constitué au niveau de l'agencement des neurones. En effet, il lui avait bien semblé une fois voire une infime lueur de convoitise dans les yeux d'une succube totalement en manque... mais en y réfléchissant bien, ce devait plutôt être l'effet de l'étrange champignon qu'il avait ingurgité peu de temps auparavant. Mais revenons à nos moutons*
"Vous êtes en état de marcher? Ou vous préférez reprendre des forces avant d'accomplir ce pour quoi vous êtes venu? A moins que ce ne soit urgent..."
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en réponse au message
#1992
Aérie (Troubadour Royal | niveau 12)
le 26/09/2006 à 17h24
Je pense pouvoir marcher, merci Armand. Et c'est effectivemment très très urgent. Je dois absolument parvenir à accéder à la salle. De plus, DOrenovia a dit un jour que je viendrais la voir, et je sais qu'elle m'attend. Le problème, selon la succube, est que je ne suit pas assez mauvais *il se mit a tousser fortement, crachant du sang dans ses mains pales* argghhh... oui, pas assez mauvais d'esprit pour passez.
Si je dois noircir un peu plus mon âme pour y parvenir, alors c'est un sacrifice auquel je conscent. Mais conaissez vous une solution pour que je finisse d'être mauvais, si je puis m'exprimer ainsi toutefois?
*une grimace lui déforme le visage*
*Pyrithe se lève. Son regard se perd dans le vide. Mentalement il réfléchit aussi vite, mais tout ce qui l'entoure est tortueux, difficilement percéptible. Il se souvient. Non, ce n'est pas un souvenir, il le vit, mais ailleurs. Il est sous la cascade. Ah oui, le dédoublement. Il lutte pour rammener son âme. Vite, il en a besoin.*
Edité par Pyrithe le 26/09/2006 à 19h45
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*Aelthan était rentrée aux cryptes avec, un peu la queue entre les jambes. Il n'aurait jamais du partir, il aurait du sentir la trahison venir. Il avait accepté de rester, elle lui avait promis qu'elle reviendrait lui parler peu après. Elle avait menti. Donc il avait décidé de briser sa promesse. Ca faisait un partout. Il avait repris ses affaires au milieu de la nuit, pendant que "sa chère et tendre" s'envoyait probablement en l'air avec son nouveau petit ami et était revenu à la maison. Sa chambre dans les cryptes n'avait bien sur pas bougé en quelques jours. En fait, à part Moghan, personne ne savait ce qu'il s'était passé là bas…
Il était rentré, s'était enfermé dans sa chambre et n'avait ouvert la porte que pour se nourrir et se laver. Il a passé ses journées à écrire. Ecrire, écrire, écrire encore, noter cette expérience, ses erreurs, l'étudier, la disséquer, la comprendre. Il faisait ça à chaque fois qu'un de ses coups ratait, une conséquence de son perfectionnisme. Il a rempli des tas de parchemins jusqu'à en couvrir tout son bureau d'une épaisse couche. Chaque nuit, il demandait à une succube de le rejoindre. Il l'enlaçait simplement, en fermant les yeux, et passait sa nuit ainsi.
Et puis un jour, enfin, il décida de ressortir. De sa chambre pour l'instant, pour les cryptes, on attendra encore. Il descendit d'abord dans les prisons et choisit un prisonnier au hasard. Son poignard en main, il hésita longuement, puis le planta dans le corps. Une fois. Deux fois. Dix fois. Cent fois. Il sentait ses sens et son instinct revenir, il se sentait redevenir lui-même. Il poignardait ce qu'il était devenu, Faith et ce sale blondinet à la manque qui avait tout gâché. Il assassinait tout ça d'assez de coups pour que les souvenirs se taisent à jamais, pour sortir tout ça de son corps et de son âme. Pour se laver dans un bain de sang.
Il sortit des geôles encore couvert du liquide rouge des pieds aux cheveux. Il fit simplement le test d'entrer la zone réservée aux foncièrement mauvais, qu'il réussit apparemment sans problèmes. Ouf. Dire qu'il l'avait traîné ici… Il devra sans doute payer ça en temps et en heures. Pour l'instant, en ressortant des profondeur, il tomba sur Armand et décida d'engager la conversation. Autant reprendre ses marques.*
"Bonjour mon cher ami ! Drôle d'accoutrement, vous n'allez pas passer inaperçu là dedans… Comment allez-vous aujourd'hui… ?"
*Il ne prêta même pas attention à l'air totalement absent de son interlocuteur. Après tout, ça semblait quasi naturel chez lui. Il prêta par contre rapidement attention titubait à ses côtés, se tenant difficilement au mut et trébuchant parfois. Aelthan posa son regard sur l'être quelques instant avant de le reporter sur Armand avec un air faussement paternaliste.*
"Voyons, Armand, n'avions nous pas dit que vous deviez éviter de laisser traîner vos prisonniers partout ? Ca abîme les pavés et les larbins ont un mal de chien après pour…"
*Quelque chose ne tournait pas rond. Il regarda le visage de l'être délabré vis-à-vis de lui. Il l'avait déjà vu quelque part, lui semblait-il. Dans la gazette. Oh zut.*
"Pyrithe ? Est-ce bien vous ? Par la Prêtresse vous êtes dans un sale état…"
*L'elfe fit signe un larbin passant qu'il ramène au moins de quoi un peu le restaurer. Armand semblait le recevoir avec les égards, mais en même temps, vu l'état dans lequel il était, il pourrait avoir une araignée géante devant le nez qu'il lui parlerait de la chute des feuilles d'arbres. Il s'enquérit rapidement de la situation avant de formuler sa réponse.*
"Je pense que nous pouvons vous aider… Sinon qui d'autre le pourrait, n'est-ce pas ? Toute fois, j'espère que vous êtes bien conscient que ses changements seront… Irréversibles. Si vous pervertissez votre âme, ce serait définitif. Ceci était dit…"
*Il reporta son attention sur Sieur Armand. Malgré son état pour le moins second, Aelthan était absolument sur que si s'était pour pervertir un esprit, il avait encore toute sa tête.*
Edité par Aelthan le 30/09/2006 à 21h50
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#1994
Aelthan (Maître de Cercle | niveau 14)
le 30/09/2006 à 21h49
Bien entendu, j'en suis conscient. Il est évidentqu'il est plus facile de devenir un être rongé par le mal grandissant que de revenir se loger entre les bras de Palidor afin de protéger le monde...
*il fit un pas, délicatement. Une plaie sur son flanc coulait abondamment*
Mais ai je le choix? Il me fauit accéder à cette salle, quoi qu'il arrive.
Que comptez vous faire? Armand, Aelthan, que pouvez vous faire pour moi?
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*Un éclair, une illumination. Pervertir... Mais oui, c'était ça, ce monde odieux tentait de s'insinuer en lui et de supplanter celui qu'il avait créé à la faveur d'instants fantastiques, musiques immonde qui sourdait à ses oreilles en des gémissements indistincts de Banshee. Que tous ces morts aillent aux diables ou où ils veulent, lui ne voulait plus les entendre. De même qu'il avait clos son esprit à la Voie de la Raison et au Réel, il fallait qu'il retrouve le chant des muses, ce chant qui l'accompagnait depuis toujours, qu'il se libère du lierre sinueux qui s'enroulait en étreintes de fer, en caresses insupportables le long de sa conscience perdue, éperdue. Un rictus sadique et une lueur (de démence?) vinrent déformer son visage et illuminer son regard.*
"Savez-vous seulement ce que cela signifie que d'être perverti, en outre par la magie? C'est se retrouver aliéné, dépossédé de soi-même, griffant contre un voile aussi opaque et solide que le métal des nains, c'est être emprisonné dans une conscience qui n'est pas la vôtre mais conquiert votre esprit. Aurez-vous seulement assez de force pour vous en libérer, vous défaire de ces lianes immondes qui vous rongeront, vous pourriront de l'intérieur, vous extirper et regagner l'air pur d'un monde de nouveau éclatant?
Ah mais oui, c'est vrai, excusez-moi, j'oubliais, les impératifs... le destin est bien cruel parfois pour nous considérer comme de vulgaires pantins entre ses doigts tantôt machiavéliques, tantôt tendre et bienveillant envers ses jouets dénués de force. He bien soit alors, pervertisson cette âme qui était libre, qui avait trouvé son propre équilibre. J'espère juste que vous ne regretterez pas..."
*Emporté dans un enthousiasme dérangeant, le vampire avait en arrière-fond les râles de ces damnés faerys, leurs gémissements, leurs plaintes, leurs pleurs, leurs soupirs... Mais il fallait résister, lutter contre ce qui attirait la partie la plus noire de son être. Défaillant un instant après s'être dévoilé à mots couvert, au travers de paroles destinées simplement à Pyrithe en apparence, le maître de musique se retint au mur de pierres, ces pierres qui ne flanchaient pas elles. La tête dans une main, l'autre posée contre la paroi rocheuse, il tenta de faire le vide, de faire taire ce désagréable bruit discordant qui se riait de ses efforts pour retrouver cette harmonie, cette musique résonnant en un lointain écho. Mais il n'avait pas le temps, ou plutôt c'était le disciple qui ne l'avait pas. He bien soit, avançons, marchons vers ce futur imprévisible.*
"Suivez-moi"
*Ce fut sur cette simple phrase qu'il abrégea leur pause et prit la direction de l'autel de Dorenovia, au premier sous-sol. Arrivés au lieu dit, le chanteur fit évacuer la salle, se fichant éperdumment des protestations des fidèles, tout entier absorbé par la sombre cérémonie qu'il s'apprêtait à mener. Seules les succubes furent invitées à rester, ainsi que la prêtresse receuillant les confessions en cet instant. Il expliqua à chacune leur rôle, avant qu'elles ne se mettent à préparer la salle; l'une d'entre elle sortit même, avant de reparaître peu après, un grimoire en cuir noir à la main, vieil ouvrage qui transpirait presque le mal _si tant est que quelque impression pût émaner d'un livre. Cherchant parmi les pages, Armand s'arrêta soudain sur une illustration diaboliquement superbe, où des démones transformaient un fidèle de Palidor en fanatique de Dorenovia. Sans rien laisser transparaître sur son visage, le vampire se planta devant son frère et lui tendant l'objet:*
"Voici votre texte"
*De toute façon, Aelthan n'avait pas besoin d'explications: le dessin était déjà assez évocateur en lui-même.*
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*Pyrithe se coucha sur l'hotel*
*Les Succubes le regardait d'un air pervers et rempli de gourmandise malsaine*
*Il était mal à l'aise, et il lui semblait que si Aérie n'avait pas été là, elles se seraient jetées sur lui, dans ce moment de faiblesse intense*
*il leva la tête vers la statue*
Voilà Dorenovia, comme tu l'avais prévu, et comme l'avais rapporté Lilith, ta prétresse, je viens aujourd'hui à toi. Je serais donc artisan du mal à ton service entier après cette incantation. Puisses tu tenir tes engagements et me donner ce que je désire en retour.
*il regarda Aérie et Aelthan*
C'est quand vous voulez les enfants, mais essayez de ne pas me faire souffrire de trop, je n'y résisterait pas...
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*L'elfe parcourut la page avec attention, alors que son visage se para d'un rictus des plus malsain. Il effectua une petite révérence des plus théâtrales devant son frère, avant de se mettre en place devant l'autel. Aelthan s'éclaircit bruyamment la gorge, comme pour donner le signe de départ. C'était la première cérémonie de cette ampleur qu'il donnait, mais pour une raison qui lui échappait, il se sentait à l'aise, en confiance. La présence de son frère, peut-être. Sa voix s'éleva, forte et déterminée, tandis que son frère démarra un morceau de harpe lancinant et entêtant.*
"Sint mihi dii Acherontis propitii ! Valeat numen triplex Palidoe ! Ignei, aerii, aquatani spiritus, salvete !..."
*Le succubes avaient tombées leurs fins vêtements et c'était rassemblé, en cercle, autour de Pyrithe, formant ainsi une ronde des plus perturbâtes. Elles commencèrent à le déshabiller à son tour, puis à le caresser lentement de leurs mains…*
"…Orientis princeps Dorenovia, inferni ardentis monarcha, et Demogorgon, propitiamus vos, ut appareat et surgat Dorenovilis Dragon…"
*Les bouches des fascinantes créatures prient d'assaut le corps de disciple qui du rapidement de coucher au sol pour supporter la charge, et bien que certaines succubes, dans l'euphorie du moment, s'embrassaient parfois en elles, elles revenaient bien rapidement à leur travail. Les baisers se changèrent rapidement en morsures, d'abord douces, puis rapidement plus fortes… Bien plus fortes, parfois jusqu'au sang… Mais le corps de Pyrithe ne semblait que se tordre de plaisir, résonant de quelques gémissements sourds au rythme de la divine musique d'Armand.*
"..quod tumeraris: per Palidoe, Gehennam, et consecratam aquam quam nunc spargo, signumque crucis quod nunc facio, et per vota nostra, ipse nunc surgat nobis dicatus Dorenovilis !"
*Pendant ses paroles, les succubes avaient cessé tout mouvement et s'étaient écartées. La prêtresse, à peine vêtue d'une robe de cérémonie, s'était installée à califourchon sur l'elfe. Sur le dernier mot d'Aelthan, d'un même geste, la religieuse l'avait glissé en elle en le poignardant sauvagement (mais précisément) dans le ventre. Et tandis que l'elfe répétait toute l'incantation et que son frère continuait de jouer son morceau avec un lyrisme crescendo, la prêtresse continua "son office" en taillant superficiellement la chaire de Pyrthe dans des motifs très précis.
Elle nettoyait certains signes du bout de sa langue, récitant elle aussi quelques mots. Elle couvrait d'autres de sel, pour marquer ses plaies à tout jamais. Pour d'autres encore, elle récoltait le sang dans une coupelle judicieusement placée qui semblait l'attirer comme un aimant. Une fois la cérémonie arrivée à sa conclusion (ce qui prit à peine quelques minutes), la religieuse prit la coupelle et en vida le contenu sur l'autel, avant de prendre congé. Quelques succubes se ruèrent sur Pyrithe, le remettant sur pied, enduisant sa plaie au ventre d'un baume cicatrisant particulièrement efficace, la bandant ainsi que certains des symboles, et lui faisant boire une sorte de potion qui servait de remontant et d'anesthésiant partiel et temporaire de la douleur. Puis elles repartirent à leur tour vers les profondeurs, laissant nos trois héros seuls dans la grande salle de culte.
Aelthan jeta un œil légèrement inquet à Armand, qui semblait en état d'extase totale, mais il n'arrivait pas à déterminer si c'était dû au succès de l'opération ou simplement si c'était l'effet normal que la musique lui procurait. D'autant plus qu'il avait magnifiquement réussi le morceau. Il reporta donc rapidement son intérêt sur l'elfe, encore blessé, tenant debout assez difficilement. Son regard semblait avoir totalement changé, et Aelthan retrouva bien vite son rictus de délectations. Il demanda, d'une voix lente qui trahissait immédiatement le plaisir qu'il avait lui-même eu à participer à tout ça :*
"Alors ? Comment ça fait d'enfin voir les choses telles qu'elles sont ? Sans fard ? Sans retenue ou fausse pudeur ? Comment vous sentez vous ?"
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*pendant la cérémonie, les baisers, de plus en plus violents, des succubes, faisaient frémi le corps de Pyrithe. Mais si son corps dépassait l'état d'extase, son âme souffrait terriblement dans le même temps. Un souffle froid semblait monter le long de sa colonne, et lui faisait peur. Il pensait tomber dans les pommes mais il n'en fut rien. Lorsque ce souffle malsain arriva à son cerveau, son corps se tétanisa. Les succubes se retiraient. La cérémonie semblât avancer. Il vit sa vie, plusieurs fois. D'abord de manière neutre. Ensuite, il la vie à travers ses nouveaux yeux, remplis de haine, de cupidité et de folie malsaine. Tous ses actes malsains étaient des régales. Ses actes de bonté étaient à vomir, il avait honte. Quelle étrangeté!! Il se sentait mal, il avait envie de sortir de son corps, si impur, mais si exaltant en même temps, il ne comprenait plus. Soudain, les paroles d'incantation résonnèrent dans sa tête, Aelthan hurlait. Puis plus rien*
*Il ouvrit les yeux puis se leva*
*La succube lui lacerait la chair, dessinant des signes cabalistiques d'invocation, une des invocations le plus sombres qui soit. Il y prenait plaisir, quels sentiments nouveaux!! Il vit alors Aelthan qui lui parlait, face à lui*
*Il regarda sa cape, posée au sol. Sa parure de sorcier était désormais noire...*
Bien Aelthan, je t'en remercie. J'ai quelque peu mal par endroits, mais tout va bien. Je préférerais être seul cependant, quelques instants. Je reviendrait effectuer mes travaux un peu plus tard. Je pense pouvoir dormir ici maintenant...
*Aelthan emmène Pyrithe dans une pièce du premier étage. La pièce est luxurieuse*
*Pyrithe se couche sur un divan, il a besoin de repos. Le voilà qui entamme le rêve le lus noir de sa vie, mais le plus ambitieux et le plus euphorique...*
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*Pyrithe sort de la pièce. Son teint est plus pale que d'habitude, et seuls ses yeux reflètent une faible lueur rouge. La porte entrouverte laisse une vue sur sa pièce: un cadavre git par terre. Il n'en a pas honte. Cette nuit a été éprouvante. Le mal s'est désormais bien ancrée dans son âme mais ce ne fut pas sans peine et sans douleur. Il du tuer, par manque. Le mal le poussait à déchirer des vies pour supporter la douleur qui le rongeait. Mais sa conscience ne lui posait plus aucun problème...*
*Il croisa quelques succubes qui rièrent en le croisant, mais il lui semblait que c'était amical. Peu importe, il n'avait cetainment pas envie de rire.*
*Il croisa aussi quelques démons qui se cachèrent à son approche. Désormais, avec l'absence temporaire de Lilith, il était le résident le plus puissant des cryptes, si on omettait les créatures peuplant le sous sol.*
*Il sortit des cryptes en direction du centre du Duruune.*
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*Fuir, il lui fallait fuir à tout prix ce dérèglement interne, retrouver cet univers parallèle où il avait toujours évolué entre chant et danse, imaginaire et ce que les autres appelaient démence, folie... Et c'est ainsi que le musicien se retrouva dans un état pathétique, totalement défoncé à force d'ingérer des substances illicites de toute sortes. Il lui avait fallu mettre la dose cette fois: champignons, opium, herbes d'origine non contrôlée brûlée dans des encensoirs agités par des enfants de choeur réquisitionnés à la demande express du vampire. Il ne supportait plus d'être seul il fallait sans cesse que son attention soit requise par quelque chose. Et, paradoxalement, il était si humiliant qu'on le voit dans un tel état de délabrement: les cheveux répandus sur sa chemise à moitié ouverte cachant à peine les bandes comprimant les seins du corps féminin dans lequel il avait élu domicile, un pantalon noir bouffant tel ceux qu'arborent les djinns, le chanteur offrait un bien étrange spectacle,affalé sur les coussins étendus dans ce boudoir à l'atmosphère voluptueuse. Riant tout seul, nul n'aurait pu dire s'il riait de sa propre décadence ou simplement par euphorie, si ce rire qui sortait de ses lèvres glacées de mort-vivant était un éclat d'autodérision, d'ironie amère, peut-être même de désespoir, ou simplement une fantaisie de plus ocaasionée par l'une de ses nombreuses hallucinations.
Puis, faisant signe à une jeune garçon d'approcher:*
"Viens ici mon petit... Allons, viens, n'aie pas peur. Tu sais bien que tu n'as rien à craindre, je suis le grand frigide des cryptes. Allez, approche."
*L'enfant peu à peu rassuré par la voix cristalline et doucereuse rejoignit petit à petit la créature de nuit allongée parmi les étoffes soyeuses, nageant dans une mer de fumée et d'illusions.*
"Voilà, c'est bien. Tu vois qu'il n'y avait pas à avoir peur. Assied-toi à côté de moi à présent."
"Mais... pourquoi moi?"
"Parce que tu as un visage de chérubin, une adorable apparence d'ange, et que ça me fait me craquer. Ah, la pureté et l'innocence, j'y suis tellement sensible. Ca réveille mon côté parternaliste."
*Ce disant, le vampire commença à enlacer le jouvenceau, presque un enfant encor, le comblant de caresses chastes et attentionées de ses mains si pâles, si froides, aux doigts presques squelettiques tant ils étaient une preuve flagrante de sa maigreur. Le petit n'y vit rien de malsain, de toute façon les drogues commençaient à avoir raison de sa raison justement, lui montant au cerveau de même qu'un sourire béat à ses lèvres roses.*
"Tu permets que je t'embrasse? Comme un fils bien sûr..."
*Le gamin, déjà perdu, l'esprit ailleurs, continuait d'afficher ce sourire niais. Armand s'empara donc avec douceur du visage juvénile, l'amenant tendrement vers le sien, joignant leurs deux bouches, goûtant la saveur toute particulière de celle de "son petit", puis déposant des baisers petit à petit jusque sur le côté droit du cou du garçon. Il le sentait qui pulsait, si puissant, si fort, ce coeur vigoureux qui attirait puis recrachait des flots de sang dans lequel le vampire se serait bien noyé, se roulant avec délice, extase et ivresse dans le liquide vermeil aux reflets noîratres. Et comme la chair du damoiseau était tendre, encor couverte du duvet de l'enfance, et sa peau blanche teintée de nuances plus rouges attestait d'une exposition quotidienne au soleil, ce soleil pour lui meurtrier, à la chaleur, à la vie, cette vie dont il avait tant besoin. Oh, c'en était trop, il ne pouvait résister! Attrapant soudainement la nuque de son "privilégié" de la main gauche, il attrapa sa taille fine de l'autre, et plantant les crocs dans la gorge involontairement exposée à ses suçons fatals, l'être de ténèbre se força un chemin jusqu'à la veine où circulait librement le sang envié, si ardemment désiré.
Ciel! Quel divin nectar, quelle jouissance pour le palais, pour son corps à moitié mort volant la force de l'autre, quel orgasme décuplé par cette osmose, cette symbiose, cette sensation de ne faire qu'un...
Soudain, retirant vivement ses canines démesurées du cou du chérubin, encore étourdi par cette rafale de plaisir inouï, quelque chose en lui réclamait encore plus d'ambroisie, la partie la plus bestiale, la plus débauchée, la plus noire de son âme se serait bien fait un festin des 4 futurs prêtres, mais une autre voix lui interdisait de faire du mal à un innocent, de tuer des êtres à l'aube de leur vie. Sa victime quant à elle avait déjà perdu trop de son fluide vital pour être encore consciente; toutefois, elle respirait encor. L'allongeant avec délicatesse, le musicien caressa une dernière fois la joue glabre de son compagnon fortuit, avant de replonger dans les vapeurs opiacées et s'étourdir de plus en plus, oublier tout ce qu'il ne pouvait accepter.*
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